Saint-Georges d'Oléron

Commune de 3792 habitants, classée station de tourisme et village fleuri (une fleur), Saint-Georges d’Oléron est située dans le département de la Charente-Maritime. Malgré la réduction de surface correspondant à la création de la commune de la Brée-les-bains en 1953,  Saint-Georges d’Oléron demeure, avec ses 4700 hectares, la plus grande commune oléronaise, limitée au nord par celle de la Brée-les-bains et au sud par celle de Saint-Pierre d’Oléron. Elle est bordée par de nombreuses plages de sable fin et les dunes et forêts composent son paysage.


Les Saint-Georgeaises et Saint-Georgeais sont répartis dans les différents villages et lieux-dits : Boyardville, Chaucre, Chéray, Domino, Foulerot, Notre Dame-en-l'Isle, Les Sables Vignier et Sauzelle. 

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C'est au XIème et XIIème siècles que fut bâtie la belle église romane que nous pouvons encore admirer aujourd'hui. L'histoire du bourg historique est liée à celle d'Aliénor d'Aquitaine (1122-1204) qui serait peut-être venue dans ce lieu. Certains situent même la maison où elle aurait vécu à l'entrée de la rue de la Miscandière.

Au XIXème siècle, la vieille halle est construite, les arbres de part et d'autre de l'église sont plantés et deux grosses maisons appelées "château" sont édifiées.

Le "Château Fournier" appartenait à un riche viticulteur dont le chai est devenu notre salle des fêtes actuelle. Cet édifice fait partie de la maison de retraite. Mais il se dit que sa fortune ne serait pas provenue uniquement de l'argent de l'exploitation de la vigne, mais surtout des naufrages survenus sur la côte ouest, fréquents à cette époque...

Le "Château Briquet", construit tout près - avec sa magnifique grille où sont marquées les initiales B.P. Briquet-Peron, nous raconte une toute autre histoire. Marie était la femme du boucher. Comme elle était très économe, elle mettait beaucoup d'argent de côté dans une grande lessiveuse. Quand celle-ci fut pleine, elle proposa à son mari d'utiliser cet argent pour construire une belle demeure, ce qui fut fait.


La place Marie Briquet à Foulerot rappelle sa mémoire.

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Le label Station classée est décerné aux stations balnéaires, thermales, climatiques, de tourisme ou encore de sports d'hiver et d'alpinisme qui mettent en œuvre une politique d'accueil et d'animation touristique de qualité.

            Pour plus d'information : suivez le lien suivant, cliquez ici 

 

Saint-Georges d'Oléron,
c'est aussi une commune riche de son patrimoine

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L’église :
 

C’est sans doute le plus ancien et le plus bel édifice de l’île d’Oléron. Classée monument historique depuis 1931, elle s’élève au centre du bourg sur la place ou se trouvait autrefois le cimetière, dont elle ornait le centre. La donation de cet édifice datée du 5 mai 1040 par Agnès de Poitiers atteste de l’ancienneté de la paroisse. Le portail, la nef et le bras sud du transept de l’édifice actuel datent du XIIème siècle, époque de la seconde vague de construction.

 

 

L’église en partie ruinée au cours des guerres de religion, est réparée par les paroissiens au début du XVIIème siècle et bénéficie alors de l’adjonction de parties nouvelles et de modifications extérieures, comme le rehaussement de la nef. Elle est fortement restaurée entre 1960 et 1968 dans le but de retrouver la simplicité et la pureté des lignes voulues par les moines du Moyen Age.


La façade de l’édifice est typique du Roman Saintongeais. Animée de quatre contreforts colonnes encadrant un portail et deux baies aveugles, elle est ornée de motifs sculptés riches et variés.

En entrant aussi bien par le porche principal que par le portail secondaire, on est immédiatement frappé par la clarté de cette église s’expliquant par les très larges ouvertures sans vitraux pratiquées dans le chœur de la chapelle droite. L’aspect général comme le décor se caractérisent par une grande simplicité.

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Le cadran solaire :
 

Sur la droite du portail se trouve un beau cadran solaire gravé dans la pierre par l'abbé Chaumeuil, curé de Saint-Georges, en 1850. On y découvre encore une maxime : "Nous passons ici-bas comme une ombre légère, nous marchons à grands pas vers notre heure dernière".

Les halles du marché :
 

Les halles, datant du XIXème siècle, sont situées à la place de l'ancien cimetière, face à l'église du village. Jouissant d'une splendide charpente en bois avec toiture en ardoise, elles furent construites en 1864 par Louis Vignal, un charpentier de St-Pierre. Les halles accueillent aujourd'hui un marché alimentaire en période estivale. 

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Les quais à vendange :
 

Le long des routes, on trouve parfois de curieuses potences posées sur une vaste plate-forme. Ce sont les anciens quais à vendange. Les vendangeurs posaient leurs douilles dessus. Elles étaient soulevées par la potence et déposées dans les camions qui faisaient la tournée des quais avant de livrer leur cargaison à la cave coopérative du cellier.

Four à pain :

Véritable joyau du village de Chaucre, le four fut construit, d’après la date gravée dans la roche, en 1787. 

Puis en 1861 une avancée fut créée au niveau de la porte. C’est en 1981 que certains habitants du village retroussèrent leurs manches afin de réaliser des travaux de restauration.

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Ce four servait jadis à faire cuire la viande de porc que chaque famille venait apporter.

Construit d’une façon très particulière, ce ne sont pas moins de 3500 briques réfractaires qui constituent sa voûte afin de supporter 3 tonnes de sable.

En 2012 après plusieurs années de fonctionnement cette voûte fut reconstruite par une société agréée par les monuments historiques.

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Dans les années 80, l’association du village de Chaucre décide de lui redonner vie. A l’occasion des "Fêtes du four", il est rallumé pour y faire cuire pains et pâtés afin que l’odeur de pain chaud envahisse le village.

Le four est chauffé par des fagots de sarments de vignes (appelés en patois des "trousses").

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Les écluses :

Également appelées "pêcheries à poissons", ce sont de vastes pièges fixes constitués de murs de pierres disposés en forme de fer à cheval.

L’origine des écluses remonte au Moyen Âge, on en dénombrait 237 au milieu du XIXe siècle. Aujourd’hui il ne reste plus que 17 écluses sur Oléron.  

Le système est simple : à marée haute, l’écluse se remplit d’eau et de poissons, et ces derniers restent prisonniers lorsque la mer se retire. Les écluses sont gérées par un système de codétenteurs reconnus par les Affaires Maritimes et qui seuls, ont un droit de pêche. La pêche est totalement interdite au public, tant sur les murs qu’à l’intérieur.

Les murs des écluses à poissons sont construits selon une méthode ancestrale et savante, sans mortier. L’emboîtement des pierres doit être assez solide pour résister aux fortes houles. Malgré leur apparente solidité, ces édifices sont très fragiles, et le manque d’entretien, l’usure de la houle et les dégradations humaines ont eu raison de bon nombre d’écluses. Une seule pierre déplacée et c’est une brèche de plusieurs mètres qui peut se former en l'espace de quelques marées.

A Saint-Georges-d'Oléron,  sur la plage des Sables Vignier, on peut admirer cinq écluses inscrites au titre des monuments historiques depuis 2012. Des chantiers de jeunes en collaboration avec l’Association de Sauvegarde des Ecluses à poissons ont permis la reconstruction de l’écluse de la Mal Bâtie.

Pour en découvrir davantage, nous vous invitons à visionner un documentaire agrémenté de nombreux témoignages, archives et documents inédits. Il a été réalisé par le GEDAR avec l'association pour la sauvegarde des écluses à poissons de l'île d'Oléron et MO-TV.

Les marais salants

 

Tout autour de Sauzelle, village historique du sel, au cœur de l’île d’Oléron, dans un espace abritant une faune et une flore exceptionnelle, les marais salants voient à nouveau se former l’or blanc après un siècle d’inactivité.

"La récolte manuelle et artisanale pratiquée est le fruit d’un savoir-faire millénaire, respectueux de l’homme et de l’environnement. L’alchimie du vent, du soleil, de l’argile et de l’océan, offre chaque année plusieurs tonnes du précieux "cristal ". Chaque hiver, les salines sont inondées de façon à

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immerger les chemins (levées de terre séparant les bassins) qui seront ainsi protégés du gel éventuel et de l’érosion. Les pluies hivernales viennent encore élever le niveau des eaux dans les bassins. Au printemps, les salines sont vidangées. Les travaux préparatoires à la saunaison commencent, il faut dévaser, graisser chaque chemin composant le labyrinthe (environ deux kilomètres) où circulera l’eau chargée de sel. Les journées ensoleillées et ventilées feront évaporer l’eau de mer afin que la concentration en sel augmente au fur et à mesure qu’elle gravite.

L’eau de mer contient 30g de sel par litre en moyenne, le saulnier devra la contrôler afin qu’elle s’évapore et atteigne 300g par litre pour déclencher la cristallisation."

                                                                                                                                                               Textes issus du site internet lecristaldusaunier.fr 

Vie économique

La terre, les marais, l’estran, la mer … depuis toujours !

Depuis toujours et à des moments différents, les activités du secteur primaire ont été de première importance dans la plus grande des îles du littoral atlantique : viticulture, maraîchage et herbage dans les champs ; saliculture, ostréiculture et pisciculture dans les marais ; écluses à poissons sur l’estran ; et enfin pêche en mer.

La commune de Saint-Georges d’Oléron en est aujourd’hui le reflet : force de la viticulture, développement du maraîchage, renouveau de la saliculture, nouvelles initiatives dans le domaine de l’élevage, de l'apiculture et remise en fonction d’écluses à poissons.

 

Le tourisme … depuis l’après-guerre !

Le développement du tourisme a considérablement modifié l’activité économique en Oléron, surtout à partir de la construction du pont en 1966. Saint-Georges d’Oléron en témoigne, qui comporte deux façades maritimes de chaque côté de l'île avec deux forêts domaniales et leurs plages naturelles, des marais et zones humides, et des villages typiques.

Aujourd’hui, la commune compte plus de 70% de résidences secondaires et des formules diversifiées de logements touristiques.  Des politiques de développement et de qualité ont été mises en place qui consolident l’économie locale : producteurs, commerçants, marchés, hébergeurs, et restaurateurs.

           

           

MOPS : 
Un groupement de producteurs locaux a fait le choix de la marque "Marennes-Oléron Produits Saveurs" (MOPS) pour vous aider à identifier leurs produits. Ce groupement regroupe des agriculteurs, pêcheurs, aquaculteurs, saulniers… qui s’engagent à ne vendre que des produits issus de leurs exploitations, garantissant ainsi leur origine et leur authenticité. Dans le cas de produits transformés, les matières premières proviennent de l’exploitation. A retrouver sur Facebook.  

GEDAR :

Le GEDAR (Groupe d'Echanges et de Développement Agricole et Rural) de l’île d’Oléron est une association créée en 1968, issue d’un cadre national, dont l’objectif était de sortir les agricultrices de l’isolement et les aider à faire reconnaître leur place dans les fermes et plus largement dans la société. Aujourd’hui, le GEDAR a pour finalité de participer au développement agricole et rural sur l’île d’Oléron. https://www.olerongedar.org

 

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Les centres-bourgs et les zones d’activités : 2 nouveaux défis

 

  • La dynamisation des centres-bourgs concerne l’ensemble des villages de la commune : il s’agit de favoriser la pérennité du tissu commercial au sens large.
     

  • La commune compte deux Zones d’Activités Economiques (ZAE) directement gérées par la communauté de communes de l’île d’Oléron : Les Forges et les 4 moulins.

 

  • Concernant cette dernière, plusieurs projets d'installation d'entreprises locales sont en cours. Et la Maison des Entreprises permet la location de bureaux et d'espaces de travail, grâce à son réseau informatique à très haut débit, pour des entrepreneurs ou des particuliers pour du travail à distance.